OUI LES ENTREPRISES ALIMENTAIRES AGISSENT POUR RÉDUIRE LA POLLUTION DES EMBALLAGES PLASTIQUES

Dans son rapport publié mardi 5 mars, l’ONG WWF interpelle sur la pollution plastique dans le monde et l’augmentation possible de la production mondiale de déchets en cas d’inaction.

Bien conscientes de leur responsabilité et du rôle qu’elles peuvent jouer dans la production et la gestion de l’emballage de leurs produits, les entreprises alimentaires innovent pour améliorer la qualité des emballages, réduire leur impact sur l’environnement et augmenter leur recyclabilité.

Un large collectif d’entreprises du secteur s’est d’ailleurs récemment engagé très formellement (le 21 février 2019) auprès du gouvernement et des ONG en signant le « Pacte national sur les emballages plastiques » qui prévoit notamment :

  • D’éco-concevoir les emballages pour les rendre réutilisables et recyclables à 100% d’ici 2025 ;
  • D’atteindre collectivement 60% d’emballages plastiques recyclés d’ici 2022.
  • D’éliminer les emballages plastiques problématiques ou jugés inutiles d’ici 2025 ;

Pour tenir ces engagements, les entreprises s’impliquent dans la recherche de solutions pérennes et la mise en œuvre d’actions concrètes :  

Innover en faveur d’une Eco-conception des produits

Afin de réduire la quantité de plastique mise sur le marché, les entreprises travaillent sur l’éco-conception, un procédé qui vise à mieux concevoir les produits, en allégeant et en réduisant les emballages jugés inutiles. Cette méthode permet aussi d’innover pour rendre ces emballages réutilisables, compostables ou recyclables et de travailler sur des formules incorporant de la matière plastique recyclée. Tout cela en s’assurant que ces procédés respectent la réglementation et maintiennent un niveau de sécurité sanitaire optimal du produit.

Le 2 juillet dernier, les entreprises du secteur alimentaire ont signé des engagements volontaires afin d’incorporer 188 000 tonnes de matière première recyclée supplémentaire dans leur emballage, le but étant d’atteindre un tonnage total de 600 000 tonnes d’ici 2025.

Contribuer à l’amélioration du système de collecte et au développement des filières de recyclage

Pour atteindre les 100% de plastiques recyclés d’ici 2025, les entreprises alimentaires sont conscientes de l’intérêt de la collecte. Aux côtés d’autres secteurs, elles s’engagent pour rendre le dispositif le plus efficace possible, économiquement viable et adapté aux comportements des français. Avec leur éco-organisme Citeo, les entreprises travaillent à l’amélioration des centres de tri et le développement de nouvelles filières pour ne plus laisser d’emballage sans solution de recyclage.

En termes de collecte, le cahier des charges de la filière « emballages ménagers », publié en décembre 2016 fixe plusieurs objectifs à horizon 2022 :

  • 75% de recyclage de l’ensemble des emballages
  • 40% du plastique, ainsi que l’accompagnement de l’extension des consignes de tri à tous les emballages ménagers, notamment plastiques.

Des actions sont également menées pour favoriser les gestes de tri des citoyens, comme l’installation de près de 3 000 nouveaux points de tri, ou encore l’expérimentation sur le territoire de mécanismes de gratification pour le recyclage de bouteilles.

Une campagne baptisée « Vous triez, nous recyclons » a également été menée par Citeo en collaboration avec de grandes entreprises (dont Evian, Volvic, Vittel, Perrier, Cristalline, Coca-Cola et PepsiCo) ainsi que la ville de Paris, où le taux de collecte des bouteilles est particulièrement bas.

Enfin, des travaux sont menés pour améliorer les solutions de recyclage existantes et en trouver de nouvelles, comme le recyclage chimique des plastiques.

Les entreprises alimentaires y consacrent 8 % de l’investissement total du secteur agroalimentaire.

Pollution plastique : tous concernés, tous responsables

La réduction massive de la pollution plastique ne pourra se faire qu’avec l’action conjointe de l’ensemble des acteurs de la filière (entreprises, ONG, autorité publique et collectivités locales, recycleurs et transformateurs etc.) couplée à un changement de comportement des consommateurs en matière de gestion de leurs déchets.

Autre point, l’évolution des modes de consommation doit impérativement être prise en compte. En effet, les Français ne font plus leurs courses de la même façon qu’il y a 10 ans. Ils sont désormais à la recherche de produits durables et respectueux de l’environnement. C’est pourquoi le secteur doit anticiper ces mutations et trouver des solutions pérennes rapidement.

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